Bach – Concerto pour Violon en La mineur, Allegro moderato, BWV 1041

Petite Ă©nigme aujourd’hui : comment jouer un concerto pour violon sans violon ? Bobby McFerrin a la solution ! 😊

 
Et parce qu’on ne s’en lasse pas, voici le Concerto pour deux violoncelles en sol mineur RV 531‹ de Vivaldi, … avec un seul violoncelle.

Admirons cette sympathie naturelle, cet optimisme, ce sens de la scÚne et bien sûr cette admirable technique vocale !
 

(Bobby McFerrin ? Mais si, vous le connaissez, c’est lui chante ce tube mondial “Don’t worry, be happy” http://www.youtube.com/watch?v=d-diB65scQU Incroyable non ?)

EugĂšne YsayĂ« – 6 Sonates pour Violon Seul, Op.27

😇 Je rĂ©veille ce blog endormi pour partager ce qui occupe mes oreilles en ce moment


EugĂšne YsayĂ« est un compositeur belge (1858 – 1931), violoniste, enseignant et technicien du violon, grand fan des sonates solo et partitas de Bach. Il compose Ă  soixante-cinq ans ses Six sonates pour violon seul, dĂ©diĂ©es Ă  Bach ainsi qu’Ă  de grands violonistes, et qui sont trĂšs exigeantes Ă  jouer.

Je vous propose d’écouter, avec la virtuositĂ© et la justesse de jeu du violoniste Ilya Kaler, la sonate n°3, “Ballades”. PrĂ©parez-vous Ă  faire un tour de montagnes russes, avec des sensations fortes (vous voilĂ  prĂ©venus). La derniĂšre minute est ensorcelante et vous laissera, je pense, tout Ă©bouriffĂ©s.

Et, peut-ĂȘtre plus tard, ou si on a peur des montagnes russes, pour entendre et vivre une Aurore de premiĂšre classe, voici le premier mouvement de la sonate n°5, “L’Aurore”, par Tai Murray.

Bel été à vous !

Vivaldi – Credo en mi mineur, RV 591

Hier soir, tandis que je rentrais chez moi en voiture, j’ai Ă©tĂ© frappĂ©e par la grĂące de la musique. Pas moins ! 🙂 C’était par hasard, sur France Musique. Je tombe au milieu du Credo en mi mineur de Vivaldi, que je connais bien, parce que je l’adore tout simplement.

Il y a un truc si fascinant dans cette oeuvre
 Je ne parle pas de Dieu, mais de cette extase unique Ă  la musique, qui, finalement, nous dĂ©passe tout autant. Dans le passĂ©, j’ai Ă©coutĂ© toutes les interprĂ©tations que j’ai pu, Ă  l’infini. J’ai inspectĂ© la partition dans tous les sens, pour essayer de comprendre d’oĂč venait la magie de cette chose, sans succĂšs.

Et hier soir, voilĂ  que surgit cette formidable version. Entre ces voix d’enfants de la MaĂźtrise de Paris (essentiellement des filles, comme au temps de Vivaldi), le rythme plutĂŽt rapide et ce que j’appellerais l’effet « live”, qui, quelque part, modifie la balance des voix, et donc change les perspectives et perceptions, j’ai du me garer de toute urgence pour savourer un « Et Resurrexit » dĂ©coiffant.

Je n’arrive pas Ă  afficher le lecteur de France Musique sur cette page, alors cliquer sur l’image. Aller Ă  11’20 pour la prĂ©sentation (trĂšs intĂ©ressante) ou Ă  11’58 pour le dĂ©but du Credo (ou ailleurs dans le concert !)
ton image

Je ne sais pas combien de temps ce replay va rester, alors il ne faut pas trop tarder.

11’58 Credo
13’59 Et incarnatus est
15’35 Crucifixus
18’12 Et Resurrexit

Edit : Ne vous embĂȘtez plus avec le lien officiel, j’ai capturĂ© le flux audio ci-dessous ^^’

Anonyme – Nos esprits libres et contents‬ (2)

Quand je regarde les statistiques WordPress, il y a un post sur ce blog qui bĂ©nĂ©ficie de beaucoup plus de visites que les autres, et de loin ! C’est Nos esprits libres et contents‬.

Je n’ai pas d’explication sur ce succĂšs. L’algorithme de classement Google a du juger ce post trĂšs pertinent. HĂ©las ! C’est certainement le plus bĂąclĂ© du blog ! Si j’ai fait l’effort de trouver les paroles complĂštes, je n’ai rien vĂ©rifiĂ© de plus.
Seulement voilĂ , je voudrais corriger : il s’avĂšre que l’on ne sait pas qui a composĂ© cet air. Ce n’est donc pas forcĂ©ment Antoine BoĂ«sset !
La catĂ©gorie « Baroque » est aussi Ă  nuancer. Il sera plus prĂ©cis de dire que cela se passe dans la transition entre Renaissance et Baroque, fin XVIĂšme-dĂ©but XVIIĂšme siĂ©cle.

De plus, j’ai trouvĂ© l’annĂ©e derniĂšre une autre interprĂ©tation. Celle de Vincent Dumestre (Le PoĂšme Harmonique) est certes bien, mais maintenant je n’Ă©coute plus que celle de Marie-Claude Vallin (Soprano) et Lutz Kirchhof (Luth).

L’approche est complĂštement diffĂ©rente, plus enlevĂ©e (voire rapide), plus dĂ©pouillĂ©e (voire sĂšche), uniquement servie par une voix, claire et intense, et un luth, subtil et raffinĂ©.
Je préfÚre sans aucun doute cette interprétation, qui ravit mes oreilles, et qui met mieux en valeur ce trÚs beau texte.

Pas de vidĂ©o YouTube, alors j’ai uploadĂ© moi-mĂȘme.

Bon dimanche !