Et vous, qu'en pensez-vous ? Est-ce que vous comptez apprendre la langue de votre pays d'accueil ? Dites-moi pourquoi ? Partageons notre expérience pour mieux vivre notre expatriation.
mardi 13 août 2013
Les avantages de l'apprentissage des langues etrangeres
Et vous, qu'en pensez-vous ? Est-ce que vous comptez apprendre la langue de votre pays d'accueil ? Dites-moi pourquoi ? Partageons notre expérience pour mieux vivre notre expatriation.
dimanche 10 mars 2013
Mon témoignage sur la transition scolaire des enfants expatriés : du système américain vers le système français
Changer d’école quand on est un enfant n’est jamais ni facile ni agréable. Mais quand on est un enfant expatrié voire multi-expatrié, il s’agit quasiment d’une routine, ce qui ne veut pas dire que cela reste une démarche facile. Tout comme pour les conjoints d'expatrié, les enfants expatriés doivent eux aussi trouver leurs repères, se refaire des amis, parfois apprendre une nouvelle langue et de nouveaux codes.
Mes filles ont vécu pour la seconde fois de leur vie scolaire ce type de transition en passant cette fois-ci d’une école publique américaine à une école française de l’étranger. Un gros changement pour elles comme pour nous.Préparer les enfants expatriés au changement scolaire
Comme je l’ai expliqué au tout début de la création de ce blog, nous avons délibérément choisi une école publique américaine à Chicago pour que nos deux enfants vivent une immersion scolaire et culturelle totale. Mais nous savions aussi qu’après les Etats-Unis, nous irions dans un autre pays et que nous devrions à un moment ou à un autre faire un choix éducatif sur le long terme. Ce choix s’est fait naturellement pour l’école française et donc un établissement français de l’étranger. Pour les préparer à ce nouveau changement académique mais aussi pour conserver un niveau correct en français, nous leur avons fait suivre les cours du CNED en français seulement (lecture, écriture, grammaire, orthographe) en plus de l’école américaine. Lors de notre arrivée à Shanghai, la transition académique a donc eu lieu en douceur car nous avions préparé nos enfants en amont.
Les limites de la préparation à la transition scolaire
Mais nous ne pouvions pas les préparer à tout. Et même si cette fois, elles ne sont pas tombées des nues lors de leur première journée d’école – elles ont d’emblée compris tout ce que la maîtresse racontait – elles ont eu leur petit lot de surprises comme :
- écrire en cursive avec tout ce que cela implique (Ah ! le respect des interlignes, c’est toute une histoire) fut l’objet de moments de découragement et d’énervement, et ce même si on les y avait préparées ;
- tenir un cahier propre : l’objet « cahier » est lui-même une nouveauté, d’autant qu’elles doivent en gérer plusieurs. À Chicago, c’était le règne de la feuille volante !
- sauter une ligne, écrire la date en toute lettre, la souligner, ne pas écrire dans la marge – « C’est quoi une marge ? », me demandent-elles ;
- écrire « Mathématiques » ou « Français » à cinq carreaux de la marge ;
- écrire ses devoirs dans un cahier de texte sans faire de fautes ;
- Sans parler de la discipline qui semble plus stricte dans une classe française que dans une classe américaine : on ne parle pas tous en même temps, on lève le doigt pour prendre la parole, on ne se lève pas de son bureau sans en demander la permission, etc.
La transition du langage : du tout en anglais au presque tout en français
Les progrès en français ont été impressionnants voire détonants ! Le vocabulaire des cours de récréation françaises semblent beaucoup plus haut en couleur que celui des cours de récréation américaines, du moins d’après l’expérience que j’en ai (et elle est, je l’accorde, partielle). Il n’aura pas fallu bien longtemps pour que mes filles découvrent avec plus ou moins de bonheur des expressions familières voire vulgaires de la langue française.
— Au bout d'une année scolaire, nous avons retiré nos filles du Lycée Français de Shanghai. Elles ont poursuivi leur scolarité à Dulwich College Shanghai (DCS), une école internationale britannique. Elles y sont restées jusqu'à notre départ de Chine, c'est à dire jusqu'à l'été 2015. Ce fut donc une nouvelle transition scolaire mais elles ont adoré cette école. Je crois que c'est sans doute pour cela qu'elles ont aimé la Chine, pour cette école, l'équipe pédagogique, le campus, les activités extra-scolaires riches et variées, le sport, la qualité de l'enseignement. Et lors de notre départ, ce que j'ai regretté le plus, c'était cette école et son ambiance positive et dynamique.
Mais ce changement d'école a aussi signifié un retour au CNED pour le français en parrallèle de l'enseignement suivi dans cette école internationale. Ce fut donc deux années très remplies scolairemement pour mes filles et nous aussi, parents, puisque nous avons pris en charge nous-mêmes l'enseignement du français avec les outils pédagogiques du CNED, comme lors de notre séjour aux Etats-Unis.
— Été 2015 : retour en France et donc retour dans le système éducatif français. Nous avons choisi un établissement privé catholique pour nos filles. La transition s'est passée en douceur avec une maîtresse de CM2 pour ma cadette très à l'écoute de sa situation. Mais j'ai pris aussi les choses en main en allant la voir assez rapidement après la rentrée et en lui expliquant le parcours scolaire atypique de ma fille. Pour la plus grande entrant en 5ème à la rentrée 2015, l'équipe pédagogique a aussi été à l'écoute de ses besoins. Etant bilingue, elle a pu suivre les cours d'anglais d'une classe de seconde.
Pour le français, nous avons pu voir les bénéfices de l'investissement en temps à faire du CNED le week-end pendant six ans ! Pas de difficultés particulières et même, à la surprise des profs de français apprenant leur scolarité à l'étranger et dans le sysème anglophone, un niveau très satisfaisant.
Au final, elles auront vécu plusieurs transitions scolaires : du sytème américain (4 ans) au système français à l'étranger (Chine, 1 an) vers le système britannique (Chine, 2 ans) et enfin le sytème français en France depuis septembre 2015.
La morale de l'histoire, pour conserver le français dans une telle situation, est qu'il faut selon moi parler français et seulement le français à la maison, et que les parents s'investissent d'une manière ou d'une autre dans l'apprentissage du français (lu, écrit parlé) de leurs enfants.
Crédit photo : Free Digital Photos
lundi 29 octobre 2012
Conférences en ligne pour les français de l’étranger
En novembre, deux rendez-vous en ligne à ne pas manquer pour la communauté expatriée et les français de l'étranger.
Rencontre avec Hélène Conway-Mouret, Ministre déléguée en charge des Français de l'étranger, sur ExpatUnited
Conférence sur le bilinguisme au lycée français de New York
lundi 23 juillet 2012
Quel système scolaire choisir lors d’une expatriation aux USA ?
L’âge de l’enfant expatrié
Un choix stratégique : l’apprentissage de l’anglais en immersion totale
La durée de votre séjour américain
*Nos filles ne sont restées finalement qu'un an dans le système français à Shanghai, en Chine. Après un an au lycée français, nous les avons inscrites dans une école internationale au curriculum britannique (Dulwich College Shanghai) et nous ne l'avons jamais regretté.
Dernière mise à jour de cet article, le 22 juin 2015.
lundi 17 mai 2010
Bilinguisme au quotidien
mercredi 28 avril 2010
Rentrée des classes 2008
Deux septembre 2008 : mes deux petits bouts âgés de 5 ½ ans et 3 ½ ans font leur rentrée dans une école publique américaine. C’est une révolution totale pour elles. Ma grande entre en Kindergarten, l’équivalent de notre grande section de maternelle. Elle ne parle pas un mot d’anglais. Ma dernière qui avait fait sa rentrée à l’école maternelle française en janvier 2008 en toute petite section entre pre-school. Elle aussi ne comprend rien à la langue de Shakespeare. Les premières semaines, que dis-je les premiers mois sont difficiles. Je confie à ma voisine-amie irlandaise : « Mais qu’est-ce que je suis en train de faire à mes enfants ? ». « Du bien, du bien » me répondra-t-elle en substance. « Dans six mois, elles parleront français et anglais et ce sera pour la vie. », renchérit-elle.
Quatre mois plus tard, mon aînée avait fait de gros progrès de compréhension. Elle était capable de nous expliquer tout ce que disait la maîtresse et de nous relater des petites histoires de cours de récré. En mars 2009, elle s’exprimait clairement et participait très bien en classe. Pour la cadette, cela s’est avéré plus compliquer. Elle qui parlait et s’exprimait beaucoup en classe en France, ne pouvait plus le faire dans son nouvel environnement. Personne ne la comprenait. Elle était frustrée. Mais le déblocage a eu lieu au début du mois de février 2009. Elle avait beaucoup écouté et avait intégré tout ce qui se passait en classe. Un jour elle en a eu assez et elle a poussé le bouton sur ON.
Mon amie avait raison : sept mois après la rentrée scolaire, mes filles parlaient couramment l’anglais ! Yes, we can !

